cartes

Comprendre

Comment ça marche

Ce qui se passe entre le nom d'une commune et l'image prête à imprimer : les tuiles, le zoom, l'assemblage, les calques. Rien de tout cela n'est nécessaire pour faire une carte, mais tout cela aide à comprendre ce que l'outil propose, et pourquoi.

Les illustrations de cette page sont de vraies cartes de Colombiers, dessinées par l'outil lui-même.

Des tuiles, niveau par niveau#

Les fonds de carte ne sont pas une seule grande image : ce sont des tuiles, des carrés de 256 × 256 pixels, que les services publient pour chaque niveau de zoom. Au zoom 0, la Terre entière tient dans une tuile ; à chaque niveau, chaque tuile est découpée en quatre.

Chaque niveau de zoom découpe le même carré en quatre fois plus de tuiles que le précédent : 1, 4, 16, 64

Monter d'un niveau double donc le détail : un pixel couvre deux fois moins de terrain. À Colombiers, un pixel couvre 13 m au sol au zoom 13, 1,64 m au zoom 16, 82 cm au zoom 17. Le texte des tuiles, lui, garde la même taille à tous les niveaux : c'est ce qui fait choisir le zoom d'après le format papier, comme l'explique Zoom et impression.

De la commune aux tuiles#

  1. La commune est retrouvée par son nom ou son code INSEE, auprès du service de géocodage de la Géoplateforme.
  2. Son contour vient d'ADMIN EXPRESS, la base des limites administratives de l'IGN.
  3. L'emprise est le rectangle qui contient ce contour, élargi d'une marge de 3 % pour que la commune ne touche pas le bord.
  4. Les tuiles à télécharger sont celles qui recouvrent l'emprise, au zoom demandé : 12 pour Colombiers au zoom 13, 336 au zoom 16, 1 271 au zoom 17.
Les 12 tuiles du Plan IGN téléchargées pour Colombiers au zoom 13, avec leurs coordonnées : en vert l'emprise, en rouge le contour de la commune ; ce qui est estompé est téléchargé mais écarté
Colombiers au zoom 13 : les tuiles téléchargées, l'emprise en vert, le contour en rouge.

Chaque tuile est désignée par trois nombres : son zoom, sa colonne et sa rangée — 13/4105/2888 ci-dessus.

Le téléchargement#

Les tuiles sont demandées six à la fois, pour aller vite sans surcharger un service public : dès qu'un téléchargement se termine, le suivant commence.

Un service comme la Géoplateforme refuse parfois une tuile qui existe, quand il est surchargé. L'outil la redemande alors, jusqu'à quatre essais en tout, en attendant deux fois plus longtemps avant chaque nouvel essai, pendant que les autres tuiles continuent d'arriver. Si les quatre essais échouent, la tuile reste blanche et l'outil le signale.

Six files de téléchargement en parallèle, chacune enchaînant les tuiles ; sur la troisième, une tuile échoue deux fois, attend 1 s puis 2 s, et arrive au troisième essai ; à droite, la fois suivante, les douze tuiles sont lues dans le cache

Dans l'application et en ligne de commande, les tuiles téléchargées sont gardées sur le disque : régénérer la même commune ne retélécharge rien. Sur la page web, c'est le cache du navigateur qui s'en charge.

L'assemblage#

Les tuiles arrivent une à une, chacune dans son fichier.

Les douze tuiles de Colombiers au zoom 13, séparées les unes des autres
Les 12 tuiles, telles qu'elles arrivent.

L'outil les recolle bord à bord, dans l'ordre de leurs colonnes et de leurs rangées, dans une image de 1 024 × 768 pixels. Cette image déborde de l'emprise, en vert, puisque les tuiles du bord n'y entrent qu'en partie.

Les douze tuiles recollées bord à bord ; l'emprise est encadrée en vert, et ce qui en déborde est voilé de rose
Recollées bord à bord : voilé de rose, ce qui déborde de l'emprise.

Ce qui déborde est rogné au pixel près. Il reste 639 × 489 pixels : les dimensions exactes de l'emprise, et celles de la carte.

L'image de Colombiers au zoom 13, rognée sur l'emprise
Rognée sur l'emprise : 639 × 489 pixels.

Les calques#

Sur ce fond, l'outil pose ensuite ses calques, du dessous vers le dessus. Voici la même carte de Colombiers au zoom 14, calque après calque.

Le fond de carte, assemblé à partir des tuiles.

Le Plan IGN de Colombiers au zoom 14, seul
1. Le fond de carte.

Les couches que vous avez choisies. Certaines sont servies comme des images : le cadastre en tuiles, les plans de prévention des risques demandés à Géorisques en quelques grandes images. D'autres sont dessinées par l'outil à partir de données vectorielles, comme ici l'aléa retrait-gonflement des argiles, ou le zonage des PLU avec le code de chaque zone : elles restent nettes à tous les niveaux de zoom.

La même carte, recouverte de l'aléa retrait-gonflement des argiles, en orange là où il est moyen, en rose là où il est fort
2. Une couche : l'aléa argiles, dessiné par l'outil.

Le contour de la commune et vos données, avec leurs étiquettes, placées pour ne pas se recouvrir.

La même carte, avec en plus le contour rouge de la commune et les points d'apport volontaire, chacun avec son étiquette
3. Le contour de la commune et les points d'apport volontaire.

La légende, en bas à gauche, et la mention des sources, en bas à droite, avec la date de chaque donnée.

La carte terminée, avec la légende en bas à gauche et la mention des sources en bas à droite
4. La légende et la mention des sources : la carte est terminée.

Le contour, les données, la légende et la mention des sources sont écrits à la taille de l'image, pour rester lisibles une fois la carte imprimée : ils grandissent avec le zoom, là où le texte des tuiles ne change pas.

Du pixel au papier#

Une image n'a pas de taille sur le papier : elle a des pixels. C'est la résolution d'impression, en points par pouce (dpi), qui fait le lien :

Colombiers au zoom 16 mesure 5 104 × 3 904 pixels. À 150 dpi, la valeur par défaut, cela fait 86 × 66 cm — un A0. À 300 dpi, deux fois moins : 43 × 33 cm. La valeur est écrite dans le fichier, et les logiciels d'impression la respectent.

La mémoire, et les limites#

Une image se dessine en mémoire : 3 octets par pixel, un par couleur. Colombiers au zoom 17 — 10 207 × 7 807 pixels — demande ainsi 239 Mo pour l'image seule, et la génération en occupe environ quatre fois plus, le temps de décoder les tuiles et de dessiner les calques.

Un seul moteur, quatre outils#

La page web, l'application, la ligne de commande et l'API partagent le même code pour tout ce qui décide du contenu de la carte. Elles ne diffèrent que par la façon de dessiner, et par ce qu'elles savent faire : la même commande, au même zoom, donne la même carte partout.

Quatre outils — page web, application, ligne de commande, API — autour d'un cœur partagé ; la page web dessine dans un canevas, les trois autres avec sharp

D'où viennent les données#

Les services d'où viennent les données : la Géoplateforme de l'IGN pour les fonds de carte, le cadastre, le zonage des PLU, les contours, les dates et le géocodage ; Géorisques pour les risques ; data.gouv.fr pour l'aléa argiles ; et vos propres fichiers et couches

Toutes sont publiques, sous licence ouverte, et citées sur chaque carte. La page Sources et licences les détaille une à une, avec ce que leur licence permet et ce qu'elle impose.

Glossaire#