Premiers pas
Ajouter des données
Deux façons d'ajouter des informations sur une carte, qui se combinent : choisir des données publiques déjà en ligne, dans un catalogue, ou fournir vos propres fichiers.
Dans les deux cas, ce que vous ajoutez est cité dans la mention des sources en bas de la carte : personne ne pourra croire que ces données viennent de l'IGN.
Données publiques#
Elles ne demandent aucun fichier : elles sont téléchargées au moment de la génération. Dans l'interface, le bouton « Ajouter une couche » ouvre le catalogue, rangé par thème. Chaque couche y indique qui la publie et, s'il le faut, le zoom à partir duquel elle se dessine : le badge passe en orange quand le zoom choisi est trop petit. En ligne de commande, cartes couches en donne la liste.

| Thème | Couche | Ce qu'elle montre |
|---|---|---|
| Foncier et urbanisme | Zonage du PLU | zones urbaines, à urbaniser, agricoles et naturelles, avec le code de chaque zone |
| Foncier et urbanisme | Prescriptions du PLU | emplacements réservés et leur numéro, espaces boisés classés, patrimoine et paysage protégés, bâtiments pouvant changer de destination, reculs imposés |
| Foncier et urbanisme | Parcelles cadastrales | limites et numéros des parcelles, à partir du zoom 16 |
| Risques | PPR inondation | zonage réglementaire des plans de prévention du risque inondation |
| Risques | PPR mouvements de terrain | zonage réglementaire, pour les glissements et effondrements |
| Risques | Cavités souterraines | carrières, caves et ouvrages souterrains abandonnés |
| Risques | Canalisations de matières dangereuses | gaz, hydrocarbures et produits chimiques |
| Risques | Secteurs d'information sur les sols | terrains dont la pollution est connue de l'État, où une étude de sols s'impose avant de changer d'usage |
| Risques | Retrait-gonflement des argiles | aléa faible, moyen ou fort, millésime 2026 |
| Territoire et environnement | Artificialisation des sols | surfaces artificialisées ou non, selon l'OCS GE, dans le dernier millésime disponible pour la commune |
| Territoire et environnement | Bandes tampons des cours d'eau | cours d'eau le long desquels la PAC impose une bande enherbée (BCAE 4), dernière édition |
| Territoire et environnement | Courbes de niveau | le relief, en lignes de même altitude |
Chaque couche a une opacité réglable, pour laisser lire le fond de carte en dessous. Certaines ne sont dessinées qu'à partir d'un certain zoom : l'outil le signale avant de télécharger quoi que ce soit.
Le zonage du PLU est celui du document en vigueur sur la commune, tel qu'il est publié sur le Géoportail de l'urbanisme : un PLU, un PLU intercommunal — dont la carte ne garde que ce qu'elle montre — ou les secteurs d'une carte communale. Une commune qui relève du règlement national d'urbanisme n'a pas de zonage : la carte est générée sans, et l'outil le dit.
Les prescriptions du même document se superposent au zonage : chaque emplacement réservé porte le numéro qui renvoie à la liste du PLU. Le standard national en compte une cinquantaine de types ; la carte distingue les plus courants, et regroupe les autres sous « Autre prescription ». Une carte communale n'en a pas.
Certains services s'arrêtent avant les derniers niveaux de zoom : l'OCS GE au zoom 16, les bandes tampons au zoom 17, les courbes de niveau au zoom 18. Au-delà, l'outil agrandit leurs tuiles : les formes restent à leur place, sans plus de précision. L'OCS GE est publiée par millésime, département par département : l'outil prend le plus récent dont dispose la commune, et le nomme dans la mention des sources.
Une couche vide n'est pas une panne : beaucoup de communes ne sont traversées par aucune canalisation, et n'ont ni cavité recensée ni plan de prévention.
Ajouter sa propre couche#
Le catalogue ne couvre pas tout. Une communauté de communes, un département, un syndicat d'eau publient souvent leurs propres tuiles, ou un service WMS : le bouton « Ajouter une couche personnalisée », dans le catalogue, permet de les afficher. Le formulaire demande d'abord ce que publie le service. En ligne de commande, c'est --couche-perso.

Trois choses sont demandées :
- l'adresse des tuiles, sous forme de gabarit :
https://exemple.fr/tuiles/{z}/{x}/{y}.png, où{z},{x}et{y}sont remplacés par le zoom et les coordonnées de chaque tuile. Des images (.png,.jpg) ou des tuiles vectorielles (.pbf), que l'outil dessine alors lui-même à partir des couleurs et des libellés que les tuiles portent ; - le nom de la couche, tel qu'il apparaîtra dans l'interface et dans la légende ;
- la source à citer, obligatoire : elle est écrite sur la carte à côté de celles de l'IGN. La plupart des licences l'imposent, et vous restez responsable des droits sur ce que vous affichez.
L'adresse est essayée sur une tuile avant d'être acceptée. Si le service ne connaît aucune des tuiles demandées, c'est presque toujours que l'adresse est inexacte ; s'il répond sans rien donner, la couche ne couvre peut-être simplement pas votre commune. Dans les deux cas l'outil le dit, et vous laisse ajouter la couche quand même.
Un service WMS#
Beaucoup de services publics publient leurs couches par un WMS, qui dessine l'image qu'on lui demande plutôt que de servir des tuiles toutes faites — Géorisques, la Géoplateforme, bien des départements. Choisissez « Un service WMS », donnez l'adresse du service (https://exemple.fr/wms, ou l'adresse complète de ses capacités, …?SERVICE=WMS&REQUEST=GetCapabilities, que l'outil ramène au service), puis cliquez sur « Lire les couches » : l'outil lit la liste des couches que le service annonce, et vous choisissez la vôtre, en la cherchant par son titre. Le nom et la source se remplissent d'après ce que dit le service ; vérifiez-les, la source surtout.
Le service dit aussi à quelles échelles il dessine chaque couche : l'outil en tient compte, et demande l'image à une échelle que le service accepte. La légende que publie le service est ajoutée à celle de la carte, quand la couche y dessine quelque chose.
En ligne de commande, l'adresse du service va dans --couche-perso, et le nom exact de la couche dans --couche-perso-couche ; un nom inexact est refusé, avec les noms qui s'en approchent.
Les adresses saisies sont retenues pour vos prochaines cartes — dans votre navigateur, ou sur votre ordinateur pour l'application — et le catalogue les propose ensuite sous « Vos couches », avec de quoi les oublier.
Ce qu'il faut savoir#
- Le service voit passer vos requêtes et apprend quelle commune vous cartographiez. C'est la seule chose qui sort de votre navigateur.
- Depuis la page web, un service qui n'autorise pas les autres sites à le lire (ce qu'on appelle CORS) reste inaccessible. Donnez son adresse exacte : une adresse qui redirige ailleurs —
georisques.gouv.frau lieu dewww.georisques.gouv.fr— échoue aussi, la redirection ne portant pas l'autorisation. La ligne de commande et l'application de bureau n'ont pas cette limite. - Ménagez les services que vous ne payez pas : un zoom élevé, c'est des milliers de tuiles. Certains limitent le nombre de requêtes et l'outil s'arrête alors en vous conseillant de baisser le zoom.
- Une couche vectorielle ne dit pas où s'arrête sa donnée. L'outil cherche le niveau de détail qu'elle contient vraiment ; au-delà, les mêmes contours sont dessinés en plus grand, nets mais pas plus précis.
Vos fichiers#
Glissez un fichier dans la zone prévue, ou utilisez --donnees en ligne de commande.

Formats acceptés#
- GeoJSON, tel qu'exporté par uMap, QGIS ou geojson.io : points, lignes, polygones.
- CSV avec une colonne de latitude et une de longitude. Les noms usuels sont reconnus (
latitude,lat,y;longitude,lon,lng,x), le point-virgule comme séparateur et la virgule décimale aussi — donc ce que produit un tableur français, y compris dans l'encodage Windows d'Excel. - CSV d'adresses, sans coordonnées : l'outil propose alors de les géocoder, comme l'explique la section suivante.
Les coordonnées doivent être en longitude/latitude (WGS 84). Un fichier projeté, par exemple en Lambert 93, est refusé avec un message qui l'explique plutôt que d'être dessiné n'importe où.
Un fichier d'adresses#
C'est souvent ce qu'une mairie a sous la main : une liste de défibrillateurs, de commerces ou de logements communaux, avec leur adresse, mais pas leurs coordonnées. L'outil sait les placer, en les géocodant.
Il reconnaît une colonne adresse, ou des colonnes séparées numéro, voie, code postal et commune, qu'il assemble. Au dépôt d'un tel fichier, il dit combien d'adresses il contient, et demande la permission avant d'envoyer quoi que ce soit.

Les adresses — et elles seules, le reste du fichier ne quitte pas votre ordinateur — sont envoyées au service de géocodage de l'IGN, qui les cherche dans la Base Adresse Nationale, en restreignant la recherche à la commune de la carte. Sans cette restriction, une adresse écrite sans sa commune tombait près d'une fois sur deux sur une voie du même nom ailleurs en France.
Chaque adresse est ensuite classée :
- trouvée : placée avec assurance, et dessinée sur la carte ;
- à vérifier : le service a hésité, ou n'a trouvé qu'une route ou une rue, sans numéro — parce que l'adresse n'en a pas, ou que la Base Adresse Nationale ne le connaît pas. Le point est alors au milieu de la voie, qui peut être loin du lieu voulu : sur une route de campagne, jusqu'à un kilomètre. Un lieu-dit ou une place, plus ramassés, sont trouvés. Ces adresses ne sont dessinées que si vous cochez « Dessiner aussi les adresses à vérifier » ;
- introuvable : rien de sûr, rien de dessiné. Un nom de lieu seul, comme « Mairie » ou « Salle des fêtes », n'est pas une adresse : le service ne le trouve pas.
Ce classement n'est pas un détail. Le service répond toujours quelque chose, même quand il se trompe, et une adresse placée au mauvais endroit a l'air juste : c'est pire qu'une adresse absente. Les seuils qui séparent les trois classements ont été mesurés sur 430 adresses de Colombiers, écrites comme une mairie les écrirait — fautes de frappe et abréviations comprises : aucune adresse mal placée n'y était classée trouvée.

Le tableau donne, pour chaque adresse à regarder, son numéro de ligne dans le fichier et ce que le service a trouvé. Corrigez-les dans votre tableur, puis déposez de nouveau le fichier : la correction servira à toutes vos cartes suivantes.
« Enregistrer le fichier géocodé » donne le même fichier, dans le même séparateur, complété de six colonnes, que d'autres outils peuvent lire :
| Colonne | Contenu |
|---|---|
latitude, longitude |
la position trouvée, en WGS 84 ; vides pour une adresse introuvable |
geocodage_statut |
trouvée, à vérifier ou introuvable |
geocodage_score |
la confiance du service, de 0 à 1 |
geocodage_adresse_trouvee |
l'adresse que le service a retenue, à comparer à la vôtre |
geocodage_date |
le jour du géocodage, en AAAA-MM-JJ |
Déposé plus tard, ce fichier est ajouté aussitôt, sans rien envoyer de nouveau : seules les lignes trouvée sont dessinées, et les à vérifier sur demande. Géocodé de nouveau après correction, il perd ces colonnes pour en recevoir de fraîches. En ligne de commande, c'est cartes geocoder qui fait ce travail.
Une carte qui dessine des adresses géocodées cite la Base Adresse Nationale, et la date du géocodage, dans sa mention des sources : sa licence le demande.
Étiquettes, catégories et couleurs#
- L'étiquette d'un objet vient d'une colonne ou d'une propriété
nom,name,libelleoutitle. Elle est écrite à côté du point, avec un contour blanc pour rester lisible sur un fond chargé. - Les catégories viennent d'une propriété
categorie,category,typeougroupe. Chaque catégorie reçoit sa couleur et sa ligne dans la légende, ce qui permet de tout garder dans un seul fichier — les points d'apport volontaire par type de déchet, par exemple. - Les couleurs du fichier sont respectées quand il en porte (
marker-color,fill… comme dans uMap), sinon une couleur est attribuée par catégorie. - Le nom du jeu de données titre la légende et apparaît dans la mention des sources. Il vient du nom du fichier, et se modifie dans l'interface ou avec
--donnees-titre.
Ce qu'il faut savoir#
Une étiquette qui en recouvrirait une autre est déplacée autour de son point, et abandonnée s'il n'y a pas la place : son point reste dessiné, et la légende suffit à le comprendre. Au-delà de 5 000 objets, l'outil prévient que beaucoup d'étiquettes ne seront pas écrites.
Vous êtes responsable des droits sur les fichiers que vous ajoutez. Les données produites par la commune ne posent en général pas de difficulté ; celles récupérées ailleurs sont à vérifier auprès de leur producteur.
Exemples#
Le dossier exemples/ contient les points d'apport volontaire de Colombiers, dans les deux formats acceptés. C'est un bon point de départ pour préparer son propre fichier. colombiers-apport-volontaire-adresses.csv est le même fichier sans ses coordonnées, pour essayer le géocodage : ses adresses sont écrites telles que Grand Châtellerault les publie.
colombiers-apport-volontaire-verre-papier-textile.geojson montre comment un fichier règle lui-même son rendu : il ne garde que le verre, le papier et le textile, chaque point porte sa couleur et un marker-size à large. Un point de collecte du verre et du papier y devient deux points, un par catégorie : deux points au même endroit se recouvriraient, et leur nom serait écrit deux fois. Ils sont donc décalés d'environ 46 m de part et d'autre de l'emplacement réel — l'écart qui les fait se toucher au zoom 14, celui d'une carte en A4 —, et seul le point du papier porte le nom ; celui du verre garde le sien dans une propriété emplacement, que l'outil n'écrit pas.